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Kyste sacro-coccygien

Le kyste sacro-coccygien (sinus pilonidal) est situé au niveau du pli interfessier. Son infection est favorisée par la pénétration de poils dans des petits orifices cutanés (fossettes) communiquant avec le kyste.

Le traitement est chirurgical. Les antibiotiques peuvent éventuellement constituer une solution d'attente mais ne font que repousser l'intervention. Leur utilisation itérative peut favoriser l'extension des lésions et entraîner une chirurgie plus délabrante. L'intervention peut avoir lieu soit en période d'abcédation aiguë, soit après évacuation de l'abcès (par rupture spontanée ou incision de l'abcès). En l'absence d'intervention, le risque est la récidive d’un nouvel abcès douloureux qu’il faudra alors de nouveau inciser en urgence, ou bien la persistance d’une suppuration chronique. Le risque de cancérisation à très long terme est très exceptionnel. Les examens complémentaires (radios du sacrum et du coccyx) sont presque toujours inutiles. Le diagnostic est clinique.

L'intervention consiste, sous anesthésie, à enlever la lésion et à laisser la plaie ouverte qui devra cicatriser spontanément (cicatrisation de seconde intention) grâce à des soins infirmiers quotidiens et à une surveillance médicale régulière. C'est une technique simple et efficace dont le principal inconvénient est la durée de cicatrisation. Pour cette raison, des techniques de fermeture ont été imaginées, avec ou sans plastie. Malheureusement, outre un résultat esthétique souvent médiocre, elles présentent un taux de récidive important (près de 50%).

Les suites post-opératoires:

-La durée d'hospitalisation est de 2 à 3 jours.

-Les soins nécessitent un pansement quotidien par une infirmière à domicile. La cicatrisation se fait de la profondeur vers la superficie pour combler la plaie. Il faut éviter l'accolement des berges de la plaie qui reconstituerait une cavité en profondeur source d'une nouvelle infection. L'évolution de la cicatrisation doit être contrôlée par l'opérateur toutes les deux semaines. La durée totale de la cicatrisation est habituellement de 2 à 3 mois, mais peut être plus longue. Les suites sont peu ou pas douloureuses. L’arrêt de travail est de 4 à 8 semaines, variant selon la taille de la plaie et l'activité professionnelle. Les activités physiques importantes et sportives sont interdites jusqu'à cicatrisation complète.

Les complications précoces:

-Les saignements au niveau de la plaie sont rares et surviennent dans les 15 jours qui suivent l'intervention.

-Les infections de la plaie sont rares si les soins sont faits de façon attentive.

Les complications tardives:

-Le risque de récidive est de l’ordre de 5%. Les récidives sont dues le plus souvent à un accolement des plaies et à une fermeture au-dessus d’une cavité mal comblée. Le même traitement peut alors être renouvelé.

-Le retard de cicatrisation (au delà de 6 mois) peut-être dû à une activité physique trop importante, à la persistance d'un diverticule de la cavité principale, à une conformation anatomique particulière (volume des fesses faisant clapet sur la plaie et gênant son drainage)… Mais le plus souvent il n'y a pas de cause identifiée, et il est nécessaire d'adapter au mieux la nature des soins locaux.

 

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