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Hémorroïdes

  • Les hémorroïdes externes (autour de l’orifice anal) sont responsables de thrombose (caillot de sang formant une boule sous la peau de la marge anale) et de marisque (morceau de peau flasque souvent séquellaire de crise hémorroïdaire ancienne). La thrombose peut être traitée médicalement, mais l’excision sous anesthésie locale, au cabinet, est la meilleure solution, évitant les récidives au même endroit. Les marisques ne peuvent être qu’opérées, si elles sont trop gênantes.
     
  • Les hémorroïdes internes (à l’intérieur de l’anus) sont cause de suintement, de douleur, de saignement et de prolapsus. Peu importantes, elles sont traitées localement (pommades et suppositoires) et par des protecteurs veineux. Il est préférable d’éviter les épices et les boissons alcoolisées. La constipation et la diarrhée doivent être régularisées. Les injections sclérosantes ou les infra-rouges sont efficaces sur les petites hémorroïdes hémorragiques. Plus volumineuses, elles peuvent faire l’objet de ligature élastique et/ou de cryothérapie. Lorsque ces traitements ont échoué ou lorsqu’ils sont dépassés d’emblée, le traitement chirurgical est indiqué. L’hémorroïdectomie chirurgicale est le seul traitement complet et définitif des hémorroïdes externes et internes. Elle est réalisée sous anesthésie générale ou sous anesthésie loco-régionale (rachianesthésie)  en accord avec le médecin ansthésiste lors de sa consultation pré-opératoire. La technique habituelle est celle de Milligan et Morgan parfois associée à une anoplastie postérieure (intervention de Bellan). Depuis peu, on peut réaliser des interventions à la pince (intervention de Longo) qui ont l’avantage d’être moins douloureuses et de cicatriser plus rapidement. Les indications respectives de ces interventions sont fonction de diverses conditions anatomiques. L’hémorroïdectomie nécessite quelques jours d’hospitalisation et 4 à 6 semaines de convalescence.

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