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Coloscopie

La coloscopie recherche les lésions du côlon (gros intestin). Les plus fréquentes sont les diverticules, les polypes, les tumeurs et les maladies inflammatoires (rectocolite hémorragique et maladie de crohn). Elle est indiquée du fait, soit de vos symptômes, soit de vos antécédents personnels ou familiaux.

Avant l'examen vous devez évacuer votre côlon (régime sans fibre + préparation colique).

Si vous prenez un traitement régulier, vous devez habituellement le poursuivre. Toutefois, la prise du midi ne sera pas possible car vous devez être strictement à jeun. Certains traitements peuvent nécessiter une adaptation (anticoagulants, insuline, antidépresseurs de la famille des inhibiteurs de la mono-amine oxydase…). Enfin, leur efficacité peut être diminuée par la purge, y compris celle des contraceptifs.

La coloscopie nécessite une hospitalisation en ambulatoire (entrée et sortie le jour même) ou une hospitalisation de quelques jours en fonction de différents facteurs (âge, état de santé, nécessité d'autres examens…).

La coloscopie est faite sous anesthésie générale en ventilation spontanée (sans intubation). Vous verrez l'anesthésiste en consultation dans les jours précédents. Au cours des 24 heures suivant l'anesthésie, vous ne devez pas conduire, manipuler de machine ou d'instrument dangereux, ni prendre de décision importante. Les femmes en âge de procréer doivent s'assurer qu'elles ne sont pas enceintes.

La coloscopie est une exploration de l'intérieur du côlon à l'aide d'un endoscope souple. Le coloscope est pourvu d'une source lumineuse, d'une caméra vidéo (CCD), et de canaux permettant d'insuffler de l'air, d'aspirer les liquides, de laver et de faire passer des pinces pour les prélèvements de la muqueuse (biopsie) ou d'utiliser des instruments à visée thérapeutique (anse diathermique pour enlever un polype par exemple). Si un polype est enlevé, ce dernier est alors récupéré pour analyse anatomopathologique. Cet appareil est introduit par l'anus et poussé progressivement sur toute la longueur du côlon tout en insufflant de l'air pour déplisser les parois. Cette insufflation peut entraîner un inconfort abdominal dans les heures suivant l'examen. La coloscopie permet aussi de faire des biopsies et d'enlever les polypes (polypectomie). Les endoscopes sont désinfectés selon la réglementation en vigueur, le petit matériel (pinces à biopsie, anses à polypectomie…) sont à usage unique.

L'examen peut être incomplet pour différentes raisons (difficultés techniques, rétrécissement de l'intestin, préparation insuffisante…) et nécessiter une exploration complémentaire ultérieure, soit endoscopique de nouveau, soit radiologique. Même si l’examen est complet, de petites lésions peuvent parfois être méconnues, en particulier si la préparation n’est pas parfaite. L’exérèse de polypes n’empêche pas une éventuelle récidive. Des coloscopies de surveillance pourront donc s'avérer nécessaires.

La coloscopie a un risque de complications ainsi que tout acte médical sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur. Il s'agit d'hémorragie et de perforation de l'intestin, essentiellement lors de polypectomie. Elles peuvent nécessiter une transfusion de sang et/ou une intervention chirurgicale en urgence. La rupture de rate est très exceptionnelle. Des complications cardio-respiratoires, notamment lors d'intolérance aux produits anesthésiques, peuvent survenir très exceptionnellement. Enfin, aussi très exceptionnellement, il pourrait se produire des complications infectieuse ou neurologique.

 




 

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